IL EST RESSUSCITE ! UNE VIE NOUVELLE !

Chaque fois que nous célébrons la fête de la Résurrection du Seigneur, une joie extraordinaire –qui vient de Dieu- envahit nos cœurs et nous invite à rechercher les réalités d’en-haut, à vivre une vie nouvelle.

Cette vie nouvelle nous la recevons de Celui qui est sorti victorieux du tombeau, et il donne cette vie à profusion à ceux qui lui ouvrent leurs cœurs. La seule limite à cette vie semble plutôt être de notre côté, dans nos limites à ouvrir pleinement nos cœurs, à élargir l’espace de notre tente.

Edith Stein, ou plutôt sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, a parlé magnifiquement de cette joie de Pâques qui nous accompagne chaque jour :

 « Lui qui s’est levé de la mort vers la vie, Il a su m’éveiller du sommeil de la mort à une vie nouvelle. Vie nouvelle qu’Il me donne chaque jour et dont la plénitude doit un jour m’inonder, Vie de ta propre vie, c’est toi en vérité Saint Esprit, vie éternelle ! » (Malgré la nuit page 123)

Elle a également écrit un grand texte sur la résurrection du Seigneur :

Obscure est la nuit du tombeau, et pourtant l’éclat des plaies sacrées traverse l’épaisseur de la pierre, la soulève et la met de côté comme une plume ; de l’obscurité du tombeau se lève le corps ressuscité du Fils de l’Homme, éblouissant de lumière, rayonnant de clarté. Sans bruit, il sort de la grotte dans l’aube naissante, paisible, d’une paix matinale, une brume légère couvre la terre ; elle est maintenant traversée par la lumière, scintillante de blancheur – et le Sauveur s’avance dans le silence de la terre qui s’éveille à peine. Sous ses pas divins s’épanouissent des fleurs lumineuses que nul n’a jamais vues et partout où son vêtement effleure le sol, la terre se met à briller d’un éclat d’émeraude. La bénédiction coule de ses mains sur les champs et les prés, elle jaillit abondante et limpide –et dans la rosée matinale de la plénitude de grâce la nature rayonne de joie et ovationne le Ressuscité pendant qu’il s’avance en silence au-devant des hommes.

 Edith Stein, Malgré la nuit, Ad Solem, 2002.