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Campagne nationale du Secours Catholique

 

                   L’équipe du Secours Catholique de Clamart se réunit une fois par mois pour réfléchir au sens de son engagement et sur ses actions afin d’agir en cohérence avec le projet national.

   Lutter contre la précarité et l’exclusion, promouvoir la solidarité et le développement paraît une évidence. Néanmoins il nous est apparu nécessaire de relire notre démarche à la lecture de la conférence du Frère Alain Durand de la Société Saint-Vincent-de-Paul dont voici quelques extraits.

   « Je donne ici au mot « pauvre » un sens large désignant des personnes affectées par le manque de biens matériels de base (niveau économique), mais aussi par des défaillances corporelles ou psychiques sérieuses (maladie, handicap, etc.), par l’absence d’insertion culturelle élémentaire (illettrisme, etc.), par l’isolement (personnes âgées), par l’exil, le chômage prolongé, par le désarroi face aux épreuves de la vie, etc. Finalement, est pauvre toute personne en situation grave de manque. En réalité, il s’agit de rencontrer autrui, d’abord et avant tout, non pas comme un pauvre (un chômeur, un étranger, un illettré, un sans-abri, etc.)mais comme un être humain, un membre de l’humanité, égal en dignité à tout autre membre de l’humanité. Autre chose est de rencontrer cet homme qui est pauvre parce qu’il est un homme, autre chose est de rencontrer ce pauvre pour cette raison seule qu’il est pauvre. Dès le départ, je dois considérer autrui comme mon égal en humanité et le rencontrer à ce titre. Le danger du « dévouement » est de ne rencontrer l’autre que pour lui faire du bien. Il est donc essentiel de veiller àne jamais réduire l’autre à ce qui apparaît de lui-même.Ne jamais réduire le riche à ses richesses, le Noir à sa couleur, le sans-logis à son errance, la musulmane à son voile, le prêtre à son sacerdoce, le professeur à sa science. En fait même lorsqu’il faut secourir, il ne s’agit jamais seulement de secourir mais de rencontrer. Le sujet prend conscience qu’il peut « se respecter lui-même parce qu’il mérite le respect de tous les autres sujets ».

   La reconnaissance fait appel à un mouvement de réciprocité qui implique aussi bien l’autre que moi-même : si autrui a besoin d’être reconnu par moi, encore faut-il qu’il me reconnaisse comme quelqu’un dont la reconnaissance lui importe. Une telle chose est possible, comme le montre une fréquentation amicale des gens de la rue. Il est aussi important de savoir recevoir que de savoir donner, de savoir recevoir de celui-là même auquel on donne. En effet, le don se transforme aisément en domination de l’autre dès lors que l’on n’attend rien de lui.

   Il s’agit de donner de telle sorte que l’on permette à l’autre de donner à son tour. Et donc que l’on soit soi-même ouvert au don de l’autre.Je ne suis pas moins fragile que l’autre, même si ma fragilité n’est pas aussi manifeste.La perception de notre fragilité ne peut que nous mettre en communion avec les pauvres, sans nous placer au-dessus d’eux. »

   L’équipe s’est donné cette année la mission de développer le sens du don réciproque à travers les différents repas partagés où chacun reçoit et donne.

L’équipe du Secours Catholique de Clamart

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