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Vivre l’Avent avec des guirlandes dans le cœur

Un enfant de l’école Saint-Joseph à qui je demandais comment il se préparait pour Noël me fit cette réponse : « je pose des guirlandes dans ma maison ! ». Je m’attendais à une réponse plus convenue mais j’ai compris que cet enfant n’attendait pas Noël pour être dans la joie. Il a raison.

Nous attendons Celui qui est déjà né mais qui n’est pas reçu par tous ses frères et sœurs en humanité. Ce qui se passe à Bethléem quand Joseph cherche une maison pour que Marie puisse acoucher en toute sécurité est toujours d’actualité : les soucis et le difficultés de la vie quotidienne empêchent de voir la réalité de Dieu parmi nous.  C’est le cas de ceux qui souffrent le plus de l’isolement, de la pauvreté, de la précarité. Ceux que l’on ne peut rejoindre parce qu’ils ont honte de leur propre misère et aussi les mécontents, les surtaxés, les révoltés qui posent des RTT pour le faire savoir.

Maintenant je m’adresse à ceux qui voient en Jésus la lumière du monde.  Vous, moi, tous ceux qui cherchent à vivre de la foi et de l’espérance.. Dieu vient dans un enfant non pour régler nos problèmes de société mais pour nous apprendre en vivre en fraternité. Jésus Sauveur, Fils de Dieu est venu pour constituer l’humanité en une famille où chacun prend soin de son prochain.

                Dans l’évangile de ce 1er dimanche, la venue du Fils de l’homme est associée à de grands troubles qui perturbent l’ordre du monde. Le message est net : on ne peut pas accueillir le Seigneur dans sa vie sans opérer des changements radicaux qui touchent l’organisation de nos sociétés, les rouages de la production et de la distribution, le partage des richesses et du savoir, l’exploitation juste des ressources naturelles. Notre monde ne ressemble pas encore à la Jérusalem céleste qui nous rassemblera dans une parfaite communion. Mais nous tendons vers cet idéal jour après jour car la prise de conscience généralisée de la fragilité de nos civilisations ouvre un champ d’espérance en un monde meilleur. Nous, disciples-missionnaires, sommes là pour l’annoncer et pour que les germes du Royaume semés en notre terre fleurrissent en initiatives solidaires et écologiques dans le sens de « Laudato si ».

                Soyons déjà dans la joie, sans attendre Noël, avant même le 3éme dimanche de l’Avent, pour manifester au monde notre amour de Dieu qui se fait petit enfant pour nous mener jusqu’à Lui. Bonne route dans la joie.

Père Marc Piallat, vicaire

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